Anthologies - Magazines - Revues
I - Vespérales élégies
22 mai 2021
Du jour de délices
Effleure la rosée de nuit
Crépusculaire le soleil.
23 mai 2021
Dans le secret de la source
Sourdent les années-lumière
Et soyeuses tes ailes nocturnes.
24 mai 2021
De l’aurorale vacuité
Aux semailles du soleil
Ensemence la terre nos vies.
25 mai 2021
Depuis l’antique lumière
Offre chaque poème ses baies
Fécondées de semence du feu.
26 mai 2021
De la traverse des flots
Daigne l’aube retenir l’avenir
Et incendier la mer du futur
II - Numineuse imprésence
21 décembre 2021
Du dépouillement comme ne pas être de ce monde, se libérer de toute cécité puis étreindre le désir, sur les encyclies jusqu’à l’oubli de soi, m’importe vivre à l’abri de ton ombre.
22 décembre 2021
Embellie de ton espérance, de la béance du temps sourd ton apparition au monde. Survivent aux lettres tes mots de spirituelles exégèses. Ravit ta bouche l’épaisseur de ma nuit.
23 décembre 2021
Germe en le chemin vers tes yeux l’appendice d’une appétence d’amour. Entre les jambes de ma nuit ne palpite aucune étoile.
M’allument quelques matins d’encrées feuilles-lucarnes du ciel.
24 décembre 2021
Vaporeux entrelacs plus dépouillé au sein des mots, bientôt livrera son soleil ton livre des crêtes. Frisonne avec l’air mon sang, fleurit le zéphir en ta gorge. Sur la paroi des mots se dénude splendide ta voix.
III - Éthéré hypogée
5 mars 2022
En le feu du buisson l’amour est une grâce qui ne brûle pas. Jamais son invisibilité ne réfrènera ton souffle coloré de vérité. Des flammes de mon silence source une sente tutélaire.
6 mars 2022
Chaque aube a le goût de nuit d’albâtre, de son amante qui s’en va, du mal d’être séparés. S’oublient muettes nos ombres sous l’envol du soleil et l’invisible regret de nos éphémères parcelles de temps.
7 mars 2022
Depuis longtemps sourd en mes ambages ta langue perlée d’étincelles. Car partout est ton absente présence parfumée de rêve évidé. S’effrite ma nuit repue d’espérance d’un augure bienveillant.
8 mars 2022
Avec délicatesse fleurit l’âme de ta vénusté nitescente de pléiades. Prient les psaumes la spirituelle flamme d’une nuit sans mémoire. Sur les traces de notre alphabet se dénoue l’ombre de nos doigts enlacés.